

THÉA – 19 mars – Le Rocher de Palmer Cenon
THÉA – COMÈTE
« J’suis pas une fille, j’suis une comète ». La phrase claque comme un manifeste. Avec COMÈTE, son premier EP, THÉA pose d’emblée le décor : celui d’une trajectoire fulgurante, lumineuse et fragile à la fois.
À 23 ans, l’artiste livre cinq titres tendus entre rage et vertige existentiel. Savant hybride instinctivement punk, traversé de pulsations rave et d’accents emocore, son univers n’oublie jamais l’efficacité mélodique : des refrains aux allures d’hymnes générationnels, taillés pour être scandés à l’unisson. Le spectacle prend son envol dès les premières minutes, porté par cette énergie brute qui transforme chaque morceau en déflagration intime.
Ses textes, eux, frappent sans détour. Exutoire frontal, ils racontent le chaos intérieur d’une jeune femme queer aux prises avec ses démons, partagée entre fuite en avant et désir d’émancipation. En filigrane : les normes oppressantes, les tensions politiques, la menace climatique. THÉA incarne cette urgence, celle d’une génération qui avance vite, parfois à bout de souffle, mais déterminée à ne pas s’éteindre.
Sur scène, la tension devient communion. Chaque concert se vit comme une bacchanale contemporaine où les tourments se muent en force collective. Boule Noire complète en moins d’une heure, Maroquinerie en moins d’un jour, Cigale d’avril affichant complet des mois à l’avance, portée par le single CAVALE! CAVALE! : la trajectoire semble irrésistible.
Une montée en puissance qui confirme l’évidence : cette comète ne traverse pas le ciel sans laisser de trace.
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