
INTERVIEW DYNAMITE SHAKERS @ DIEGO ON THE ROCKS
INTERVIEW DYNAMITE SHAKERS
Presque aussi célèbres que la Brioche Vendéenne dont ils sont originaires, les 4 membres de DYNAMITE SHAKERS marquent la relève d’un rock/garage décomplexé qui sillonnent l’hexagone pour notre plus grand plaisir. Lila-Rose, Elouan, François et Calvin ont accepté de recevoir Musiques En Live sous l’oeil expert de Jessica Calvo Photographie. Remerciements particuliers à Emma du Rocher de Palmer.
Diego : Racontez-moi les débuts de votre groupe ?
Elouan : Avec François, nous avons créé le groupe en 2019 et Calvin nous a rejoint l’année suivante. Lila est arrivée deux/trois mois plus tard et notre combo est toujours le même aujourd’hui. Au départ, nous jouions des reprises de rockabilly genre années 50 car nous souhaitions nous démarquer des reprises classiques des groupes légendaires 70/80. Notre style était plus orienté Gene Vincent, Eddie Cochran et Elvis Presley. A 17 ans, nous faisions la tournée des campings d’été. Ensuite, nous nous sommes orientés garage dans le style des Kinks sur la fin de nos années au lycée.

Diego : Quel retour faites-vous de « Don’t Be Boring », votre premier album sorti en 2023 ?
Elouan : Nous avons été très critiques avec nous-mêmes à sa sortie. Avec le temps, nous avions 20 ans mais aurions pu prendre plus de risques dans le mixage. Toutes les chansons ont été enregistrées dans des conditions live très rapidement.
Diego : Comme un vrai album de garage ! Quelles erreurs avez-vous éventuellement envie d’éviter ?
Elouan : Le prochain album arrive fin août enregistré lors de deux sessions en Belgique. Nous avons élargi notre style sans forcément rester garage dans le son ni dans les voix.
Lila-Rose : Il y a 13 titres dans ce disque et nous n’avons pas encore défini de titre. Avec Elouan, nous composons les chansons, soit ensemble ou chacun de notre côté. Une fois la base à la guitare posée, nous bossons les arrangements tous ensemble.
Diego : Les comparaisons faites par la presse musicale sont élogieuses ! The Hives, Sonic Youth, Strokes…
Calvin : Il est difficile pour nous de dire si nous sommes à la hauteur mais il s’agit effectivement de nos principales influences. C’est très plaisant.
Elouan : D’autant plus que nous ne cherchons pas à ressembler à ces groupes. Le public aime comparer pour te catégoriser dans une case.

Diego : Tout en sachant que « musique garage » est un mot valise pour classer plein de groupes avec parfois des styles différents ! Comment se passe votre tournée actuelle baptisée Nightclubbing Tour ?
Dynamite Shakers : Très bien ! Nous n’avions pas joué depuis plusieurs mois, le public nous soutient, notamment chez nous en vendée. C’est plaisant. Les morceaux incluant les nouveautés en Français ont un retour positif. Pour cette tournée, nous avons un technicien lumière qui nous suit et cela apporte une évolution significative.
François : Une vraie création des lumières.
Diego : Durant votre set, pourquoi rendez-vous hommage aux Controllers (que je ne connaissais pas) et aux Rita Mitsouko ?
Elouan : Nous avons découvert les Controllers au hasard d’une playlist sur Spotify après une répétition. Nous avons flashé sur ce morceau qui s’appelle « Hot Stumps » et date des années 80.
François : Récemment, nous hésitions à n’inclure qu’une nouvelle reprise dans notre set et ce son des Controllers colle parfaitement avec nos créations.
Diego : Surtout que celle des Rita Mitsouko est un grand classique !
Elouan : Sachant que le titre des Controllers n’est pas connu, nous l’annonçons ! Par contre « Marcia Baila » est un tube que nous revisitons à notre manière un peu punk.
Dynamite Shakers : Nous avons également d’autres influences comme les Anglais de Bad Nerves, La Femme pour les paroles, BB Brunes – le premier album, The Hives, Queen of The Stone Age et Johnny Mafia.

Diego : Les excellents Johnny Mafia ! Parlez-moi du titre « Cinema » avec Alex Gopher au mastering et Lionel des Liminanas ?
Lila-Rose : Nous n’avons pas rencontré Alex qui a mixé le son, une légende issue de la French touch. Concernant Lionel qui a réalisé le disque, il est très attentif et une grande force de propositions. Cela a matché direct ! Nos morceaux ont pris de la maturité. L’histoire de la chanson « Cinema » raconte un mec qui imagine une relation passée sur grand écran. Comme le film de sa vie sentimentale qui défile…
Diego : Et cela marque un tournant car vous introduisez des chansons en Français dans vos compositions ?
Elouan : Oui et pour l’album à paraitre, il y a 10 titres en Français et 3 en Anglais. Nous réorientons nos objectifs car nous ne sommes pas bilingues même si nos influences sont Américaines et Britanniques. Afin de diversifier les rimes et disposer d’un langage plus soutenu, le Français s’est imposé. Malgré un côté moins rock, nous en sommes plus proches.
Diego : Et vous avez la sincérité de le reconnaitre ! Bravo. Un clip est-il prévu ?
Elouan : Pour la communication, nous avons diffusé quelques images au studio ICP de Bruxelles. Nous enregistrerons une vidéo en live-session comme pour « Nightclub ».
Diego : Et vous avez joué à Rock en Seine !
Dynamite Shakers : Oui ! En 2024 et on y retourne ! Il y a avait au moins 4000 personnes, nous étions un peu stressés de jouer avant Pixies et PJ Harvey. Nous retournons à Rock en Seine le 29 août cette année, le même soir que Deftones !
Diego : La classe ! Avez-vous un rituel avant d’entrer en scène ?
François et Calvin : A part écrire la setlist au dernier moment, non ! Nous jouons environ 1h15.
Diego : Musicalement, quelles sont les plus belles voix pour vous ?
Dynamite Shakers : Roy Orbinson ! Pj Harvey, Otis Redding et Gene Vincent.
Diego : Pour finir, les meilleurs concerts que vous ayez vécus ?
Elouan : J’ai adoré Jim Jones All Stars dans une salle vendéenne qui s’appelle le Roxy à Saint Gilles Croix de Vie en février 2023.
Lila-Rose : Fontaine’s DC à Rock en Seine. Sinon Komodrag and the Mounodor au festival Terres du Son à Monts (33).
Calvin : Le 25 novembre dernier en première partie de Wolf Alice, un groupe qui s’appelle Florence Road. Des Anglais qui m’ont mis une claque, ça joue bien entre country, rock et mi-tempo. Une lourdeur incroyable !
François : Les deux fois où j’ai vu The Hives en 2023 à l’Olympia et l’an dernier à Paris. Sinon les Viagra Boys le 25 avril 2025 au zenith, une grosse claque avec plein d’énergie.
Diego : Merci à vous, bonne tournée 2026 et pour la sortie de votre deuxième album !
Dynamite Shakers : Merci Diego.
- Remerciements : Hicham d’Universal France / Emma du Rocher de Palmer
- Photos : Jessica Calvo
- Relecture : Jacky G.
<