SANSEVERINO MeL

SANSEVERINO @ DIEGO ON THE ROCKS

INTERVIEW SANSEVERINO #283

A l’occasion du festival des Noctambules édition 2026, notre chroniqueur a rencontré Stéphane SANSEVERINO pour une interview avant sa prestation sue la plaine des sports de Saint Aubin du Médoc. L’artiste de 64 ans a publié 17 albums depuis 1994 et a obtenu un franc succès en 2001 avec « Les Sénégalaises ».

Diego : Si je te dis que la définition de SANSEVERINO est « un troubadour inspiré de toutes les variantes du swing », qu’en penses-tu ?

Sanseverino : Très très bien ! Cela n’impose aucun style prédestiné ni de genre de musique particulier. La formule me parait sympathique !

Diego : Néanmoins tu te renouvelles à tous les albums qui sont une nouvelle aventure régulière ?

Sanseverino : Exactement. Chaque album ne doit pas ressembler au précédent et apporter du plaisir tant aux musiciens qu’aux auditeurs.

Diego : D’ailleurs parle moi de ton dernier en date, « Les 2 Pieds Dans le Plat » ?

Sanseverino : C’est un disque burlesque publié avec Lise Cabaret en écrivant à quatre mains. C’est difficile d’imaginer des paroles en commun, heureusement nous avions des points de convergence. Au départ, nous faisions un ou deux titres par-ci par-là à la fin de nos concerts respectifs puis l’idée a germé d’en faire plus. Au bout d’un moment,  nous faisions des afters de nos chansons inédites plus longues que nos concerts ! Il était temps d’entrer en studio.

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Diego : Vous êtes ensemble dans la vie privée, est-ce la rencontre d’une gitane et d’un gadjo ?

Sanseverino : Non ! Lise est une Parisienne typique du 18ème arrondissement malgré ses aspects gitans. Ses cheveux longs et ses grandes boucles d’oreilles peuvent être trompeurs.

Diego : Tu chantes « C’était Mieux Maintenant ». C’est toujours d’actualité ?

Sanseverino : C’est un doigt d’honneur à ceux qui ont la certitude que c’était mieux avant ! Sans réseaux sociaux, nous n’avions pas accès a beaucoup d’informations, ni photos ou vidéos alors que les injustices étaient présentes mais silencieuses. La seule chose qu’on a perdu par rapport à avant, c’est notre jeunesse !

En musique certains déclarent « En ce moment, il ne se passe rien ! » C’est faux ! Il y a des milliers de groupes qui jouent et ceux qui s’y intéressent trouveront leur bonheur.

Diego : La chanson « Dédé » est un hommage a un artiste disparu ?

Sanseverino : Dédé est une chanson pour rendre hommage au groupe « Les Colocs ». C’est André Fortin qui décrit sa propre jeunesse, sous forme de portrait, et qui représente une musique que j’ai beaucoup écouté avant de le rencontrer.

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Diego : Au niveau des hommages, tu parles aussi de François Hadji Lazaro (décédé en 2023) dans ton dernier disque ?

Sanseverino : Je l’ai connu il y a bien longtemps et les Garçons Bouchers m’invitent de temps à autre pour jouer avec eux. Leurs « concerts hommages à François » sont finis, nous sommes de la même génération. L’esprit perdure, le public est motivé, les crêtes ont disparu mais les gens demeurent les mêmes. De 20 à 60 ans. Toujours particulier pour des jeunes d’aller voir un groupe qu’écoutaient leurs parents.

Diego : Parle moi de Mika et Juliette de « Ring Of Cash » ?

Sanseverino : J’aime beaucoup ces artistes. j’ai rencontré Mika durant une résidence d’une semaine avec Les Idiots. On se croise 5′ entre deux festivals et ils tournent actuellement avec des chansons de Johnny Cash.

Diego : As-tu un rituel avant d’entrer en scène ?

Sanseverino : Aucun. J’attends avec impatience d’y aller, mon rituel est peut-être de ne pas en avoir…

Diego : Quels souvenirs conserves tu du Théâtre d’Aurillac où tu as commencé ?

Sanseverino : A l’époque, c’était un grand espace de liberté et tu pouvais jouer dans n’importe quel lieu suite à un coup de fil. J’imagine qu’aujourd’hui, cela a bien changé. Aurillac reste la base du théâtre de rue pour les amateurs.

Diego : Quelles sont les 5 plus belles minutes de ta carrière artistique ?

Sanseverino : J’ai tout aimé et 5 minutes ce n’est pas beaucoup ! Mon album préféré est « Papillon » sorti en octobre 2015 et ma rencontre avec les gars du Shuffle Enterprise pour jouer dans les bars de Bordeaux est un moment important. Le pire étant qu’on a jamais joué en ville pour finir dans les festivals !

Diego : Enfin, quels sont tes plus beaux concerts vécus en tant que spectateur ?

Sanseverino : J’adore cette question ! Arno en 1994 aux Francofolies de La Rochelle me revient immédiatement, Les Ramoneurs de Menhirs à Montreuil dans un squat, et en troisième mon tout premier concert rock, Eddy Mitchell à l’Olympia de Paris ! J’avais 16 ans et ça jouait très fort, sa période Nashville avec plein de barbus à gros ventres dans la salle (rires).

Diego : Merci Stéphane !

Sanseverino : Je t’en prie, à bientôt.

Remerciements : Delphine et Vincent pour ARTEDI PRODUCTIONS

Relecture : Jacky G.