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INTERVIEW NO MONEY KIDS @ DIEGO ON THE ROCKS

INTERVIEW NO MONEY KIDS

NO MONEY KIDS sera en concert le samedi 20 septembre 2025 à l’IBoat de Bordeaux. Lors du Cognac Blues Passions en juillet dernier, notre chroniqueur Diego a pu rencontrer Felix, JM et Alex avant une performance remarquée dans les jardins de la ville pour un festival toujours aussi exaltant. Merci à Aude (CBP) et David (manager).

Diego : Quelle est l’importance de jouer à Cognac pour ce célèbre festival ?
Felix : Cela nous replonge à nos débuts avec JM alors que nous n’étions qu’un duo. Nous sommes venus performer pour le festival il y a une dizaine d’années et cela à donné de l’élan à notre carrière. C’était l’édition avec Lenny Kravitz en tête d’affiche, j’ai souvenir qu’il faisait de la corde à sauter avant de monter sur scène !
JM : C’est son secret ! La corde à sauter pour entretenir ses abdos ! (rires)
Felix : En plus, nous adorons le blues et être présents parmi vous aujourd’hui est un énorme plaisir.
Diego : Au fait Felix, j’ai su que tu avais été gravement blessé il y a quelques années. Ça va mieux ?
Felix : Je suis épileptique et j’ai fait de grosses crises dans ma vie. Au cours de l’une d’elles, j’ai eu une fracture de l’humérus et cela a failli remettre en cause notre collaboration en devenir avec JM. Bloqué pendant une année, cela a réorienté nos ambitions sachant que JM était producteur et labellisé alors que je n’étais qu’un débutant. J’en ai profité pour lire et écouter les Kills, Black Keys et Beck. Cela a modifié nos influences et nous ne serions peut-être pas devant toi aujourd’hui sans cet évènement malheureux.
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Diego : Alex, comment as-tu rejoint le groupe ?
Alex : Ils ont eu besoin d’un batteur à un moment de l’évolution du projet NO MONEY KIDS. Felix et JM ont fait appel à mes services.
Diego : Concernant le projet, ce retour sur scène depuis le début d’année est-il appréciable ?
Felix : Ça fait du bien même si nous restons toujours les pieds sur scène. Studio, tests scéniques, retour en studio pour élaborer au mieux les pistes sont notre façon de fonctionner. Nous avons commencé en mars et la tournée est en pleine effervescence.
Diego : Parlez-moi de ce 5ème album, « Fireworks » sorti en janvier ?
Felix : Il a été composé avec JM à Argenteuil et on peut le considérer comme la suite de « Factory », notre précédent disque (NdA : 2022). Il n’y a pas eu de transition entre les deux. « Factory » reflète l’ambiance d’une usine d’où nous avions récupéré des sons pour les intégrer à nos morceaux. « Fireworks » rappelle une Amérique fantasmée avec des personnages qui gravitent autour d’un hôtel. Afin de l’expérimenter au maximum, nous avons envisagé de l’enregistrer aux Etats-Unis et grâce à un tourneur New Yorkais, cela a été possible.
Diego : Le clip de « Get Free » a été tourné à Cosney Island ?
Felix : Oui c’est ça ! Mon père était musicien et il m’a acheté ma première guitare à New York avec la condition de m’y mettre sérieusement… j’ai senti une certaine nostalgie à tourner notre clip.
JM : Et lorsque tu es à New York, les instruments ont une résonance différente. C’est là-bas que tout se passe et cette ville ne représente pas les Etats-Unis. Tout est dissemblable, la musique est culturelle.
Diego : D’ailleurs l’album « Fireworks » a été réédité récemment ?
Felix : Oui, nous avons ré-enregistré des versions alternatives de ce disque. Pour arriver au titre final, il y a de multiples « pas de côté » et les ambiances sont variées. Un peu comme les « bleus de Miro » en peinture qui apportent plusieurs nuances à une toile.
On le ressent auprès de notre public car certaines personnes accrochent plus une version moins connue d’un de nos titres grâce à l’existence de ces versions alternatives.
Diego : Cela n’est-il pas contraignant pour choisir la bonne version scénique ?
JM : Oui mais l’initiative du titre nous est propre et l’on sent bien comment réagit le public. Cela ajoute un peu de travail d’adaptation.
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Diego : Parlez-moi du clip de « Fireworks » et d’un type qui cherche une issue perdu dans la neige ?
Felix : C’était l’idée. Le « Fireworks » est intérieur sur un départ fantasmé et une introspection. Observer et analyser ce qui se passe « en nous ». Les images de ByKody le réalisateur sont fidèles au titre.
Diego : Vous êtes Parisiens, PSG champion d’Europe, c’est cool ?
No Money Kids : On s’en fout !
Felix : J’adore le sport et le foot mais je déteste le regarder. Economiquement c’est inadmissible.
Diego : Je suis également resté sur Platini en 1984 jusqu’à Zizou en 1998… concernant le Cognac, vous aimez ça ?
Felix : Je préfère la bière mais je suis curieux.
Diego : Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?
JM : On y va…
Felix : Non. On ne sacralise pas la scène. Nous sommes amorphes avant d’y aller et une fois en place, c’est parti !
Diego : Ne pas avoir le trac serait bizarre !
JM : Tu l’as toujours mais on apprend à le gérer. Concernant les rituels, cela peut se rapprocher à une croyance et personnellement je préfère vivre l’instant. Notre rituel est avec les notes sur scène.
Diego : Question difficile, quelles sont les 5 plus belles minutes du groupe ?
JM : La rencontre avec notre manager qui nous accompagne pour cette interview ! David est là depuis les débuts de No Money Kids.
Diego : Quels sont vos plus beaux concerts vécus en tant que spectateur ?
Alex : Les Foo Fighters au Reading Festival en 2019. J’adore ce groupe que je supporte depuis toujours. C’était la première fois que je les voyais et cela a conforté mon envie de devenir musicien.
JM : Pink Floyd à Versailles en 1988. Etant petit, je n’ai pas vu grand chose mais ils avaient installé des enceintes partout afin d’obtenir un son circulaire. Il tournait en plusieurs dimensions autour du public et c’était énorme, unique. Un mélange de texture, guitares et de phasers.
Felix : Les Anglais de The Heavy à l’EMB de Sannois, leur deuxième album était cinématographique. Egalement FFF au festival Solidays lorsque j’étais gamin. Au lycée, j’adorais.
Diego : Merci les gars, on se voit à l’Iboat le 20 septembre !
No Money Kids : Merci à toi.
 

  • Remerciements : Aude du COGNAC BLUES PASSIONS
  • Photo : Diego
  • Relecture : Jacky G.