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INTERVIEW STARS 80 @ DIEGO ON THE ROCKS

INTERVIEW STARS 80

Dans quelques jours, une nouvelle saison de STARS 80 entamera une tournée Française qui passera par l’Arkea Arena de Floirac le vendredi 13 mars 2026 avec (entre autres) Patrick Hernandez, Jean-Pierre Mader, Sabrina et William de Début de Soirée.

Lors d’une journée médias organisée par EUTERPE PROMOTIONS, notre chroniqueur a rencontré Phil Barney, Mario d’Images et Michael Jones pour relater cette série de concerts d’ores et déjà annoncée comme l’un des succès de l’année 2026. Au total une douzaine d’artistes chanteront leurs grands succès et des medleys inédits. 

 

 

Diego : Tout d’abord Michael, bravo pour cet ultime Olympia en septembre dernier pour clore votre carrière solo, c’était génial !
Michael Jones : Tu y étais ? Cool. J’ai enregistré le live et il va prochainement être publié. Nous finissons le mixage, une très belle soirée. Notre tout dernier concert s’est déroulé chez moi à Welshpool au Pays de Galles début janvier, c’était très émouvant. J’ai retrouvé mes copains d’enfance avec pas mal de Français qui ont fait le déplacement. J’ai joué dans cette salle pour la première fois à l’âge de 13 ans… un endroit de 200 personnes.
Phil Barney : Tu étais seul ?
Michael Jones : Non, j’ai emmené toute mon équipe qui est désormais dissoute ! J’ai connu certains musiciens à Méribel il y a une quinzaine d’années.
 
Diego : Donc vous êtes prêt pour de nouvelles aventures ! Phil, quels conseils pourriez-vous donner à « la bleuzaille » Michael Jones afin qu’il s’intègre à STARS 80 ? (rires)
Phil Barney : On va plutôt lui en demander car il a fait plus de concerts que nous depuis 50 ans ! Michael intègre une famille qui tourne depuis 20 ans et qui se connait bien. Nous le « briefons » un peu notamment au niveau du comportement… (rires)
Michael Jones : Ils vont tous prendre soin de moi !
Phil Barney : Exact !
Michael Jones : C’est marrant car ce que nous faisons avec STARS 80 se rapproche des ENFOIRÉS d’il y a une dizaine d’années. Jean-Philippe Lemonnier est le metteur en scène de ces deux spectacles et il a l’habitude des medleys d’artistes. On se côtoie depuis longtemps.
Phil Barney : Jean-Philippe a une suite à tenir mais il propose régulièrement de nouvelles adaptations et c’est très cool.
 
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Diego : D’ailleurs tous les plus de 50 ans aimeraient être une petite souris qui assiste aux répétitions et aux fous-rires que vous devez avoir entre-vous. C’est une bande de copains en vacances !
Phil Barney : Je n’ai pas le droit de te dire qui raconte des conneries dans la bande… mais l’avant et l’après sont effectivement très sympathiques !
Mario : On joue aux cartes, on ronfle ! Personnellement, je mets un casque sur mes oreilles et j’évite de parler pour économiser ma voix. J’aime me couper du monde. Dans le bus, tout le monde rigole et joue, j’aime être dans ma bulle pour m’isoler.
Diego : Un vrai « Coeur en Exil » ! 
Michael Jones : D’ailleurs il parait que sur l’autoroute entre Narbonne et Toulouse, ils font un très bon cassoulet à l’aire de Lauragais !
Phil Barney : Nous n’avons jamais le temps d’en manger !
Mario : Vaut mieux, je te raconte pas l’ambiance après ! (rires)
Phil Barney : Et les blagues sont bruyantes… (rires)
Michael Jones : Tant que ma guitare fétiche est à l’abri dans le bus, c’est le principal ! Une Télécaster de 1955 !
 
Diego : La set-list de la tournée est-elle définitive ?
Michael Jones : Oui. Excepté s’il y a des problèmes techniques ! Il faut qu’on ait le temps de se changer entre deux chansons !
Phil Barney : Sur « Laissez Nous Chanter » de Gold, je dois sortir, chanter, me changer et vite revenir pour « Un Enfant de Toi ». C’est sportif à nos âges !
Diego : Et quelles différences trouve t’on entre les moutures précédentes et l’édition 2026 ?
Phil Barney : Tous les artistes ont leurs chansons propres. Ensuite, les medleys sont plus nombreux qu’avant, les chanteurs sont impliqués dans ceux-ci et les refrains sont à la collégiale.
Diego : Même esprit que les Enfoirés. Michael, vous chantez quoi ?
Michael Jones : Je suis le dernier à entrer sur scène avec « Je Te Donne ».  Je la joue en duo avec le public.
Diego : Jean-Jacques est irremplaçable ! (paroles de fan)
Phil Barney : Et on démarre avec le titre de Gérard Blanc, « Une Autre Histoire ».
Diego : Des éditions passées, il y a t’il un souvenir plus important qu’un autre ?
Phil Barney : J’ai participé au second film et je me suis bien fait chier tout le long du tournage ! Trop d’improvisations. Sinon, j’aime l’osmose entre les musiciens et les artistes. J’adore cette ambiance entre copains. Après, lorsqu’on bosse, c’est sérieux !
Michael Jones : Aujourd’hui les jeunes sont moins sérieux. Ils n’ont pas le respect d’être à l’heure ! En vieillissant, nous devons dormir pour récupérer et si tu attends les retardataires, c’est fini ! C’est un truc de vieux.
 
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Diego : L’heure de la soupe est important en vieillissant ! (rires)
Michael Jones : Tu m’étonnes  !
Mario : Il faut donner une petite claque aux jeunes musiciens qui nous accompagnent sur STARS 80 ! C’est nous les anciens !
Phil Barney : Ce qui est génial durant nos concerts, c’est que nous réunissons 4 générations différentes dans le public !
Diego : D’ailleurs Phil, vous êtes le seul Français a avoir bossé avec Marvin Gaye ! C’est incroyable ?
Phil Barney : C’est énorme ! Je bossais avec un batteur qui travaillait avec Higelin et Yves Simon. Nous sommes allés en Angleterre et il connaissait un harmoniciste Américain qui par intermédiaire, a permis que Marvin Gaye devienne producteur de notre disque. Je l’ai ensuite revu à Ostende, nous avons enregistré au mythique château d’Herouville avec Bernard Paganotti à la basse et Basile Leroux à la guitare. C’est la période où Marvin quittait Motown pour Sony Music, l’album « Midnight Love » de « Sexual Healing » en 1982. Un souvenir magnifique avant le drame de son père qui l’a tué !
Michael Jones : Je crois que c’était un problème religieux en plus du fait que son père était alcoolique.
Phil Barney : Et Marvin prenait de la dope !
Michael Jones : Ses textes étaient osés et le père n’aimait pas ça !
Diego : Tué par son père pasteur en 1984 ! En parlant d’artistes, lesquels vous ont influencé et donné envie de jouer ?
Phil Barney : Sans hésiter, Veronique Sanson, Eddy Mitchell, Francis Cabrel, Stevie Wonder, les Beatles et James Brown.
Mario : J’avais 13 ans, j’ai vu Françoise Hardy qui chantait « Tous Les Garçons… » et Mike Brant. J’ai su que je voulais faire ce métier. J’étais ébloui par les paillettes, la beauté de Françoise et le succès de Mike. Dans ma jeunesse, j’ai gagné mon premier radio-crochet en reprenant « Laisse Moi T’Aimer ». Je suis sorti de mon village grâce à Monsieur Thomas qui m’a pris sous son aile en m’apprenant la guitare. Pour la petite histoire, ses enfants Roger et Lindsay font partie de la troupe STARS 80. J’ai un énorme respect pour leur père et suis fier de travailler avec sa descendance.
Phil Barney : Toute une famille de musiciens qui jouent terrible !
Michael Jones : Je suis Gallois et né dans la musique. J’ai chanté en chorale et le son des Shadows, le groupe de Hank Marvin,  a changé ma vie. Ensuite, il y a eu la révolution des Beatles. J’ai su que je devais monter un groupe, comme tout le monde !
Phil Barney : Pour pécho à l’époque ! Et on était content à 15 ans ! (rires)
Michael Jones : Pour moi, le plus grand groupe de rock n’est pas les Stones qui faisaient du blues mais bel et bien les Beatles. J’ai découvert Little Richard, Chuck Berry et Buddy Holly grâce aux Beatles. Ensuite, Clapton, Beck et Page sont arrivés.
 

Diego : Quelle période musicale ces années 60/70 ! Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?
Michael Jones : Je vais pisser ! Faut boire et pisser est difficile même s’il m’est arrivé de me soulager sous une scène dans un seau… une urgence !
Mario : Je fais des pompes ! Pour que le sang monte dans la tête et les cordes vocales.
Phil Barney : Je suis un anxieux ! Je fais des allers-retours, ne parle a personne. J’ai peur avant de chanter.
Michael Jones : Parfois je relis les textes, pour ne pas oublier !
Phil Barney : Le début d’Alzeihmer ! (rires)
Michael Jones : Aux Enfoirés il y a des prompteurs, pas à Stars 80 !
Mario : Ah bon ? Merde… (rires)
Diego : Va falloir en demander à la production si la tournée dure trop longtemps ! Pour finir, quels sont les plus beaux concerts que vous avez vécus en tant que spectateur ?
Michael Jones : Musicalement, Supertramp au Pavillon de Paris pour la tournée « Breakfast in America » en 1979. Une mise en scène fabuleuse. J’ai vu les Beatles en 1963 mais tu n’entendais rien à cause des filles qui hurlaient ! Sinon, j’ai beaucoup aimé les Rubettes dans les années 70.
Mario : Le concert de Pink Floyd à Versailles en 1988. Un système de quadriphonie incroyable avec l’avion qui traverse le public et s’écrase sur scène, un truc de malade ! « Shine On You Crazy Diamond » avec Roger Waters, la folie. Une envie de pleurer…
Phil Barney : James Brown en 1973, je voulais faire comme lui ! Plus tard, Supertramp à Paris. Stevie Wonder et Toto à Taratata, des moments incroyables avec des guitaristes de folie.
Diego : Que des beaux artistes ! Merci à vous trois ! On se voit le 13 mars 😉
Tous : Merci Diego.

  • Remerciements : Julie d’EUTERPE PROMOTIONS
  • Photos : Officielles + Diego
  • Relecture : Jacky G.