
SPLENIUS @ DIEGO ON THE ROCKS
INTERVIEW SPLENIUS #277
Fondé en 2023, le groupe de post-punk SPLENIUS s’est produit au festival des Noctambules l’an dernier permettant une rencontre furtive. Le 5 juin 2026, leur premier album « Ten Reasons to Panic » est sorti et le groupe a invité notre chroniqueur Diego ainsi que le photographe Laurent Robert a participé à une répétition aux studios Julio de Pessac. Tom (guitare/chant), Guillaume (batterie), Renaud (basse), Manon (claviers) et Thomas (guitare) répondent à nos questions pour Musiques En Live.
Diego : Pourquoi être passé du groupe ALMIGHTY CHICKS à SPLENIUS avec une partie des mêmes membres ?
Splenius : Les deux projets sont très différents. A l’origine, Guillaume et Renaud étaient dans ALMIGHTY et Tom les a rejoint. Concernant SPLENIUS, c’est Tom qui a créé le groupe et compose une grande partie des chansons. De plus, le nom ALMIGHTY sonne bizarrement… (rires)
Diego : En parlant de nom, quel rapport entre les muscles et votre groupe SPLENIUS ? Etes-vous un groupe musclé ?
Splenius : Tu as bien bossé ! Effectivement, le splenius est un ensemble de deux muscles du cou et Tom est ostéopathe. Il soigne régulièrement des splenius et ces muscles sont nécessaires pour écouter de la bonne musique rock, notamment lorsqu’on remue la tête énergiquement ! Voici l’origine du nom du groupe !
Diego : Quels souvenirs gardez-vous d’avoir joué aux noctambules l’an dernier devant un public nombreux ?
Splenius : Outre nos problèmes d’instruments sur lesquels nous ne reviendrons pas, c’est un très bon souvenir et nous jouions en ouverture du festival. Il y avait du monde, beaucoup d’espace sur scène, une technique au top, une loge et un catering impeccable. A renouveler !

Diego : De « Billy and The Queen » à « Daddy », l’album cogne sérieusement !
Splenius : Oui ! Quelques interludes et deux chansons tranquilles mais l’ambiance de l’album est punk avec des BPM élevés pour être efficace pendant une heure. Pourtant Thomas et Manon sont les forces calmes du combo alors que les autres membres, nous sommes plus agités et cogitons de trop.
Diego : Parlez-moi de votre nouveau single baptisé « #1 » ?
Splenius : « Number one » est notre 5ème single et nous avons publié une petite vidéo promotionnelle sur les réseaux enregistrée dans un hangar désaffecté, un site urbex sur la commune de Salles vers Mios. Il n’y aura pas de clip vidéo pour ce titre qui a été composé par Renaud.
Diego : Dans votre album « Ten Reasons to Panic », nous retrouvons également « In a Loop » et « As One We Rise » qui ont été précédemment publiés. Vous n’aviez pas la matière première pour publier 12 titres originaux pour ce premier album ?
Splenius : Pour cette première phase discographique, nous souhaitions inclure toutes nos premières productions sachant que nous avons déjà quelques titres pour un futur deuxième album. Concernant les compositions, c’est Tom qui conçoit les chansons sauf pour « #1 » créé par notre bassiste. Nous travaillons sur des démos structurées et instrumentales peaufinées en répétitions puis vient le temps de l’écriture du texte. Le cheminement est long et nous mettions environ 3 mois par morceau avant d’être publié en single.
Nous avons réalisé 3 clips et il n’est pas impossible d’enregistrer une vidéo live lors de notre prochain concert à Sortie 13. Le disque a été produit en méthode « Do It Yourself » avec le talent de Guillaume qui est un passionné.

Diego : Par conséquent, est-il difficile de sortir un album en 2026 ?
Splenius : C’est simple car les moyens sont accessibles à tous, la difficulté est d’avoir les compétences requises et un budget suffisant. La reconnaissance de notre travail reste la présence du public lors de nos prestations. Nous allons éditer des vinyles en plus des streamings sur les plateformes.
Diego : Quelles sont les principales influences de votre groupe ?
Splenius : Sans hésiter Billy Talent ! Le Muse des débuts et en général la scène punk-rock connue comme SUM 41 et Blink 182.
Diego : Vous avez un stress particulier à l’approche de votre release party à Sortie 13 ?
Splenius : C’est un grand moment et nous sommes impatients. Nous souhaitons faire la fête avec tous nos potes avec l’espoir que nos vinyles seront disponibles pour le 11 juillet, dans le pire des cas il y aura un système de précommande. Les premières parties seront assurées par MAP et Draft Harmony.

Diego : Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?
Splenius : On va aux toilettes ! Chacun notre tour… (rires)
Diego : C’est mieux que tous ensemble ! Pour finir, quels sont vos plus beaux concerts vécus en tant que spectateur ?
Splenius : Muse au Stade de France en 2010, Shaka Ponk à leurs débuts dans une petite salle Bordelaise, Billy Talent à Lyon en 2023, Linkin Park avec la nouvelle chanteuse au Stade de France l’été dernier, No Use For a Name en 2010 avant le décès du chanteur et Set Your Goals & Can’t Bear This Party au Saint des Seins à Toulouse en 2012.
Diego : Tout un programme ! Merci à vous 5 et bon concert le 11 juillet.
Splenius : Merci Diego.
Photos : Laurent Robert
Relecture : Jacky G.